- les traces laissées dans la ville : lieux associés aux activités (entrepôts ...), marques laissées dans ceux-ci, représentations (mascarons...), les noms des rues...
- les personnes concernées par ces faits passés (descendants d'armateurs, de capitaines, d'esclaves), mais également des personnalités actuelles impliquées dans ce travail de mémoire.
- L'activité de l'association, son projet, ses objectifs.
Bien évidemment, ces trois points peuvent être enrichis par une approche photographique spécifique. Ainsi, au point 1 pourrait correspond la photographie documentaire, au point 2 le portrait et au point 3 la photographie-fiction ou photographie de l'imaginaire.
Voilà donc un très beau sujet dans lequel la photographie peut intervenir dans des registres divers : la pure photographie du réel (point 1), la photographie sociale en l'occurence le portrait (point 2) et la photographie-fiction pour l'imaginaire (point 3).
Alors comment on fait?
Pour le point 1, il est nécessaire de lister les lieux, les traces .... de dresser un itinéraire (géographique) pour en rendre compte photographiquement. Cet itinéraire pourrait devenir un "chemin du souvenir" pour qui souhaiterait s'immerger dans ce passé.
Le point 2 consiste à réaliser des portraits de personnalités marquantes et engagées dans ce mouvement sur la mémoire de la traite des noirs. Comme je l'avais déjà suggéré, les personnalités choisies contribueraient de deux façons. La première consiste à poser (participation "passive") pour la réalisation de leur portrait (suivant la méthode du"Self portrait"), et la deuxième vise à projeter une image, une vision sur ce sujet en donnant des éléments permettant de construire cette représentation de leur imaginaire (le mien et le leur mêlés). Ainsi donc nous partons de l'enregistrement du réel, pour aboutir à la photographie de l'imaginaire, en passant par la clé de voûte de l'édifice: l'humain (les portraits).
Pour que tout cela puisse démarrer il faut donc un itinéraire et des personnalités, autrement dit des faits et des acteurs.
Remarque 1 :
Les portraits sont réalisés suivant la méthode dite du "Self Portrait" décrite ci-après :
Cette nouvelle manière de faire des portraits répond aux objectifs suivants :
- Créer un portrait photographique institutionnel des acteurs décisionnaires de l'entreprise tout en faisant transparaître une facette de la personnalité du sujet photographié.
- Réaliser un portrait qui s'intègre à l'image corporate de l'entreprise, tout en valorisant la personne représentée.
- Faire participer activement le sujet à la création de l'image qu'il souhaite donner de lui-même. Le photographe ne cherche pas à imposer, ni à plaquer une image étrangère à la personne. Il ne se sert pas non plus de la personne comme un simple sujet de prise de vue, mais souhaite plutôt l'accompagner dans la mise au point de sa propre image.
Cette approche convient donc particulièrement à des dirigeants et responsables d'entreprises désireux de maîtriser l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes au travers du média photographique. Cette méthode se déroule ainsi :
Mode opératoire :
Parmi les caractéristiques de sa personnalité, le sujet est invité à choisir celle qu'il désire montrer, ou mettre en avant à l'occasion du portait,- Le sujet se concentre sur le trait de caractère choisi et l'incarne à travers une posture la plus naturelle possible en s'aidant de l'environnement proche (accessoires, mobilier...),
- Échange entre le sujet et le photographe pour finaliser la posture afin quelle traduise le plus efficacement possible l'intention initiale.
- Test avec un Polaroïd et discussion en vue de se mettre d'accord sur la prise de vue finale. Un autre test peut être réalisé si besoin.
- Prise de vue finale.
Ce mode opératoire peut surprendre. Il ne s'agit en fait que de retrouver l'attitude corporelle naturelle et qui correspond à la sensation du moment.
Remarque 2 : Pour la partie imaginaire il faut se référer à mon travail actuel et consultable sur le site rattaché à ce blog.

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